alpiazur : alpinisme dans les Alpes d'azur                  

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accueil > rocher > traversée de  Malédie (3059m) -Chafrion (3073m) -Gélas (3143m)
 

 
 
 
 

 

 

 

pourquoi y aller?
  • un beau voyage à travers les 3000 frontaliers
  • panorama extraordinaire
  • peu d'escalades dans ce secteur
  • passages en neige en début de saison
  • escalade facile (5m de 4c, le reste entre 2 et 3)
  • on peut se limiter à la traversée de la Malédie
pourquoi ne pas y aller?
  • c'est le bout du monde! 3 à 4h d'approche, 2 à 3h de retour
  • course longue, il faut cavaler, mais on peut s'arrêter après la traversée de la Malédie
  • bon rocher, sauf dans le secteur du Chafrion, où il faut rester vigilant
  • peu d'escalade à proprement parler (5m de 4c)
matériel:
  • grandes sangles (2 pliées en dégaines à la 1ere longueur )
  • 3 friends
  • corde à simple 30 à 40 m
  • casque
  • crampons et piolet en début de saison pour la descente du pas de la Maledie, ou du couloir Est du Gélas suivant l'option choisie!

 

points clef:
  • départ : (voir photos) au pied du ressaut, par des marches faciles. puis on passe à droite d'un court éperon rougeâtre (4c, 2 pitons, anneaux de corde pour se tracter le 21 juillet 2009)
     
  • horaire:
    compter 1à 2h pour la traversée de la Malédie, 2 à 3 fois plus que l'horaire Malédie pour le reste. de l'ordre de 3 à 6 h en tout à corde tendue.
    hormis dans le début de la Malédie, il n'est pas raisonnable de tirer des longueurs sur cette voie, on n'en finirait plus... (avec Turbo-Nico, nous avons mis 30 minutes pour la Malédie jusqu'au sommet, 2h10 en tout, à vous de calculer en conservant les proportions :-) ).


    approche: 1h15 jusqu'au refuge, 2h à 2h30 jusqu'au pied de la voie, escalade: 1à 2h pour la Malédie, 2 à 4 h jusqu'au Gélas, retour 2 à 3 h du sommet du Gélas à la voiture.
     
  • itinéraire: à vue, sans s'éloigner trop du fil de l'arête.

  • passage clef: 1ere longueur, en 4c sur 5 m (2 pitons peu visibles).

  • assurage sur sangles et coinceurs sans problème, quelques clous sont présents dans les pas plus délicats, dans la traversée de la Malédie, plus rien ensuite.
     
  • descente:
     
  • du sommet de la Maledie: descendre versant italien, des pentes de pierrailles, puis un couloir rocheux qui amène sur le névé ou pierrier
     
  • si l'on s'arête après la Malédie, par le pas de la Malédie ou le couloir qui suit (après un petit sommet). on descend alors directement sur le lac Long
     
  • si l'on parcourt toute l'arête: du sommet du Gélas, descendre par la voie normale (pierraille sommitale, puis couloir Est, en neige ou en pierraille, attention aux chutes de pierre dans ce cas).
    de la Terrasse du Gélas, longer le bord droit (en descendant) jusqu'au point le plus bas. un tracé cairné descend au dessus du Lac Long. on descend un vague couloir, puis on traverse horizontalement à droite pour passer sous une barre, puis on redescend un autre couloir, et on traverse encore à droite. du déversoir du lac Long au lac de la Fous par une sente cairnée, mais mal tracée.

la course:

21 juillet 2009:

cette fois, c'est la traversée Malédie Gélas qui est au programme. je monte bivouaquer au lac du Clapier, Nico me rejoindra cette nuit.

mais le téléphone vibre lorsque j'arrive à l'emplacement de bivouac, et Nico m'informe qu'il aura du retard, et me rejoindra demain matin.

j'organise le campement, une couverture de survie pour éviter la rosée... vers 23 heures, le vent égoutte ma bâche qui porte plus d'eau dessous que dessus. j'enlève tout, la voie lactée me protègera. 3h, ça se voile... 5h50, debout! sac bouclé, entortillé dans le sursac, j'attends Nico qui déboule vers 7h30.

il fait gris, pas terrible pour les photos...

vaché derrière Turbo Nico, je suis suffoqué par l'altitude et la cadence. 30 minutes après le départ, voilà les croix métalliques de la Malédie. on dévalle les pierrailles, on cavalle sur les névés...zzzzz... c'était le Chafrion... il fait plutôt froid... une crête branlante, une cheminée terreuse, des dalles faciles, hop, voilà déjà le balcon du Gélas, quelques enjambées, et la petite madone du Gélas surgit sur la crète. 2h10 en tout depuis le départ, arrêts photo (brefs) et pause barre compris.

le soleil ressort à la descente, nous narguant au bord du lac Long, encore en débâcle. une véritable banquise persiste encore au 20 juillet, la neige plonge dans les eaux bleues jusqu'à plusieurs mètres de profondeur. 

il ne reste plus qu'à dévaler le long et laborieux chemin vers le Pont de Countet.




20 Juin 2004.

la nuit tombe déjà lorsque nous quittons la voiture.

23h30. devant le refuge de Nice, nos frontales font luire un étrange spectacle... des points jaunes brillent dans la nuit, surmontés d'ombres noires: ce sont les yeux  et les silhouettes des cornes d'un troupeau de bouquetins !

Départ avant l'aube pour "assurer" en cas de dégradation du temps: courte nuit, une sieste plutôt....d'autant plus que Philippe a eu maille a partir avec la météo dans sa vie de parapentiste (un gros accident lié à un tourbillon), et avec lui, pas question de s'engager si le grand beau n'est pas certifié . alors, nous partons vraiment très tôt, ce qui n'est pas plus mal!

La traversée vers les arêtes (serre de Pagari), très panoramique,  nous laisse le loisir de contempler les sommets avoisinants, et même de faire d'autres projets de course..

escalade tranquille et facile au soleil, à corde tendue: rien que du bonheur! Seule, la première longueur offre quelques mètres de IV dans lesquels les doigts ont un peu de mal à se dégourdir. sous nous, versant français, le lac long n'a pas fini sa débâcle. j'adore la couleur que prend son eau mêlée de glace. côté italien, nous dominons le couloir de Pagari, des idées de course en perspective pour l'hiver prochain.

la redescente du sommet ne pose pas de problème, mais le pas de la Malédie est encore bien enneigé, même en  crampons- piolet  nous devons être prudents... il ne reste plus qu'à rejoindre la voiture par le lac long, et son déversoir qui n'en finit plus... la prochaine fois, nous serons en skis, et nous lâcherons les freins sur ces longues pentes, au lieu de se traîner comme des escargots, butant de marche en marche!

 

 

 

 

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